NON AU HARCELEMENT

Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire

Cette journée de sensibilisation a été voulue par le gouvernement français en 2015 et plusieurs années plus tard, le sujet reste hélas d’actualité. En 2018, la journée est célébrée le 8 novembre. Il s’agira de la quatrième édition. Détecter les harcèlements, libérer la parole, permettre aux victimes de trouver l’aide nécessaire, font partie des buts de cette journée.

 

 

1 élève sur 5 est confronté au cyber-harcèlement

Le harcèlement entre élèves se poursuit très souvent en dehors de l’enceinte des établissements scolaires via notamment les jeux en ligne, téléphones portables ou réseaux sociaux. C’est pourquoi cette année la journée sera consacrée au thème du cyber-harcèlement.

 

 

 

Le cyber-harcèlement est dangereux car ses proportions sont complètements démesurées : il est massif et permanent.
Les victimes sont sous pression continuellement (la nuit, le week-end, en vacances) et n’ont plus de lieu de refuge.
En tant que parent, vous avez un rôle à jouer dans l’enseignement de l’usage d’Internet afin de prévenir votre enfant des dangers du cyber-harcèlement. Il est important que les jeunes connaissent les bonnes pratiques sur Internet pour qu’ils sachent se protéger et agir contre le cyber-harcèlement. »

Les réseaux sociaux sont aussi le terrain de prédilection des harceleurs( photos humiliantes, vidéos dégradantes, commentaires moqueurs, messages menaçants,  rumeurs blessantes…).

 

Comment savoir si il y a harcèlement

Il y a harcèlement scolaire quand un élève fait subir à un autre, de manière répétée, des propos ou des comportements agressifs (insultes, moqueries, menaces, rumeurs, publications de photos…).

La loi punit ces faits, même s’ils sont commis hors de l’école. Des sanctions spécifiques sont prévues pour les violences scolaires et la provocation au suicide. Les victimes peuvent alerter la direction de l’établissement et les associations. Elles peuvent aussi demander à la justice de condamner pénalement l’auteur du harcèlement et de réparer leur préjudice.

La victime peut porter plainte contre les élèves qui ont commis les faits de harcèlement, mais aussi contre les membres du personnel éducatif, s’ils n’ont pas pris les mesures appropriées après avoir été informés de la situation.

Elle a 6 ans après les faits pour déposer plainte.

 

 

les répercussions psychologiques du harcèlement 

À court terme,  perte d’estime de soi au point d’adopter une position d’infériorité par rapport au groupe, ce qui cultivera un sentiment d’exclusion, et donc l’enlisement dans d’autres harcèlements. Il est ainsi fréquent qu’un enfant harcelé dans un établissement le soit dans un deuxième, puis dans un troisième. Cela encourage d’ailleurs la déscolarisation de ces enfants, qui souhaitent échapper à leur agresseur.

À moyen terme, des phénomènes anxieux, voire dépressifs, peuvent émerger chez ces enfants. Leur scolarité « à trous », discontinue, altère également la qualité de leurs apprentissages au point de les faire redoubler. Puis, pris d’une envie de fuir le système scolaire, ils risquent de s’engouffrer par défaut dans des filières professionnelles ou en alternance mal choisies.

À long terme, ces jeunes, devenus adultes, cultivent toujours un certain malaise à l’égard du groupe.
Le harcèlement peut conduire à un passage à l’acte suicidaire

 

Parler pour lutter contre le harcèlement

Moins d’un quart des élèves harcelés n’en parlent à personne pourtant rompre le silence est important pour lutter efficacement contre le harcèlement. Que vous soyez victime ou témoin, parlez-en soit à un adulte ou un élève de votre établissement ou encore à un membre de votre entourage ou de votre famille. Pour obtenir des conseils complémentaires, vous pouvez contacter gratuitement le numéro vert Non au harcèlement au 3020 ou, si le harcèlement a lieu sur Internet, le numéro vert Net écoute 0 800 200 000

 

 

 

Le ministère de l’Education Nationale a mis en place un site dédié au harcèlement, pour dire « non au harcèlement à l’école » http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/
Le site s’adresse aussi bien aux enfants, victimes ou témoins, qu’à leurs parents. De même, une rubrique concerne les professionnels pour traiter les situations de harcèlement.

 

 

Film à voir sur le harcèlement scolaire

                                                                 

 

 

  Jonathan Destin, 16 ans, tente de se suicider en s’immolant par le feu. Il tombe dans le coma.                            Pour sa famille, c’est la stupéfaction lorsqu’elle apprend que leur fils était harcelé. Pour le corps enseignant, c’est une profonde remise en question….

 

 

 

 Marion Fraisse était une bonne élève gaie, charmante, généreuse, pleine d’avenir. Elle rêvait de devenir architecte, et vivait heureuse avec ses parents, son frère et sa sœur en banlieue parisienne. À 13 ans, le 13 février 2013, elle s’est suicidée en se pendant à un foulard, dans sa chambre. Elle a laissé une lettre adressée à ses camarades de classe pour leur expliquer que, cette fois, ils étaient allés trop loin dans les insultes et les violences.en question.

 

 

 

Source:                                                                                                                                                               

www.journee-mondiale.com                                                                                                www.cidj.com/actualite/journee-nationale-pour-dire-non-au-harcelement-nah

Franceinfo

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